Sommeil, poids et métabolisme : des liens étroits
- Samia TAHRAOUI
- il y a 9 heures
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L'apnée obstructive du sommeil (SAHOS) est étroitement liée à l'obésité, l'insulinorésistance et le diabète de type 2. Les perturbations hormonales créent un véritable cercle vicieux entre troubles du sommeil et prise de poids.
Le cercle vicieux entre apnée et prise de poids
L'excès de graisse, notamment autour du cou, favorise les obstructions respiratoires. Ces obstructions perturbent la régulation hormonale de l'appétit, stimulant une alimentation excessive et limitant l'activité physique, ce qui aggrave la prise de poids.
Les hormones perturbées par l'apnée du sommeil
L'hypoxie intermittente réduit de 30 à 40 % la sensibilité à l'insuline (insulinorésistance). La leptine (satiété) est diminuée et la ghréline (faim) augmentée, favorisant une alimentation excessive. L'adiponectine protectrice est réduite. Le cortisol est élevé la nuit, favorisant le stockage des graisses abdominales.
La prise en charge : PPC et au-delà
La PPC améliore la sensibilité à l'insuline, réduit le tour de taille et diminue les épisodes d'apnée. Les changements du mode de vie (rééquilibrage alimentaire, activité physique) sont essentiels. De nouveaux traitements comme les agonistes du GLP-1 permettent une réduction du poids et des troubles respiratoires associés.
Activité physique et rééducation
La marche rapide permet de reprendre une activité douce et efficace. Renforcer la masse musculaire aide à lutter contre l'insulinorésistance. La rééducation oro-myo-fonctionnelle renforce les muscles des voies respiratoires supérieures, réduisant les apnées légères.
Que faire ?
Si vous êtes en surpoids et que vous ronflez, un examen du sommeil est fortement recommandé. La prise en charge combinée des troubles respiratoires, de l'activité physique et du rééquilibrage alimentaire est indispensable.

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